Ransomware : les trois promesses que les cybercriminels ne tiendront jamais
Les attaques par ransomware continuent de faire des ravages dans le monde des entreprises et des particuliers. Pourtant, derrière les promesses rassurantes des cybercriminels se cache souvent une imposture méthodique. Décryptage de leurs trois engagements qui ne tiennent… jamais.
1) « On vous fournira un outil de déchiffrement »
L’argument phare : payez la rançon et vous récupérerez vos données grâce à un logicule miracle. Dans la réalité, 30 % des victimes qui paient ne reçoivent aucune clé de déchiffrement fonctionnelle, selon l’enquête Coveware. Quand un outil est envoyé, il est fréquemment bogué, incomplet ou livré sans notice, plongeant les équipes IT dans un cauchemar logistique.
2) « On vous donnera des conseils de sécurité »
Ironie du sort : les mêmes individus qui ont paralysé votre réseau se veulent soudain « consultants en cybersécurité ». Leurs recommandations ? Génériques, obsolètes ou parfois scriptées à partir de forums publics. Objectif : paraître crédible, prolonger le temps de négociation et, surtout, éviter que la victime ne découvre d’autres portes dérobées laissées sur le réseau…
3) « On effacera vos données volées »
C’est la promesse la plus risquée à croire. Une fois la transaction en bitcoins effectuée, les cybercriminels n’ont aucun intérêt juridique ou financier à détruire un levier de chantage aussi précieux. De multiples affaires ont prouvé la revente ou la publication de données « censées avoir été supprimées », mois plus tard, via des sites du dark web ou des fuites orchestrées sur Twitter.
Pourquoi ces mensonges fonctionnent encore ?
- Le stress post-attaque : les dirigeants cherchent la solution la plus rapide pour récupérer leurs fichiers.
- Le manque de sauvegardes testées : faute de plan de restaurations fiable, la rançon paraît inévitable.
- La désinformation : certaines entreprises ignorent que des outils de déchiffrement gratuits existent sur des sites comme NoMoreRansom.org.
Protégez-vous avant le coup de fil au hacker
1) Testez régulièrement vos backups 3-2-1 (trois copies, deux supports, une hors site).
2) Isolkez les réseaux critiques via des VLANs et une authentification forte.
3) Formez vos collaborateurs au phishing, vecteur d’entrée numéro un des ransomwares.
4) Élaborez un plan de réponse incluant legal, IT et communication pour éviter les décisions hâtives.
En résumé, la promesse d’un déchiffrement miracle n’est qu’un leurre. Adopter une stratégie de défense en profondeur reste la seule façon de couper l’herbe sous le pied aux extorqueurs. Et si jamais le pire arrivait, rappelez-vous : payer ne garantit ni la fin de l’attaque, ni la confidentialité de vos données.
Votre expérience : avez-vous déjà été confronté à des rançonnauteurs ? Comment avez-vous réagi ? Partagez votre retour dans les commentaires pour aider la communauté à mieux se prémunir de ces fléaux.